Le rideau est tombé vendredi sur la 18ème édition du festival du film transsaharien de Zagora, en présence de grands noms, marocains et étrangers du 7ème art, de passionnés de cinéma, de responsables et d’élus locaux et de plusieurs personnalités du monde de l’art et de la culture.

Organisée par l’association du film transsaharien de Zagora, cette 18 ème édition a mis à l’honneur le cinéma russe avec la participation de cinéastes russes et la projection de plusieurs oeuvres cinématographiques. Et ce, afin de rapprocher le public marocain d’un cinéma considéré comme une référence mondiale. La Russie a été aussi présente dans ce festival à travers la musique et la danse. A cet égard, le public a été fasciné par la prestation musicale du célèbre producteur et compositeur de musique de films, Marat Faizullin, ainsi que par le spectacle, à couper le souffle, du groupe chorégraphique « Kalinka », composé de jeunes talentueux danseurs, garçons et filles, gardiens de la riche et grande tradition artistique russe.

Lors de son allocution d’ouverture de cette édition, le président du Festival, Khalid Chahid, a indiqué que ce festival transcende les différences et les frontières pour transmettre des valeurs universelles de coexistence et de tolérance, rappelant, à cet effet, que la vallée de Drâa, fière de son identité plurielle, a de tout temps été un carrefour de cultures par excellence.

« Cet événement culturel et artistique qui compte parmi ses objectifs la promotion culturelle, sociale, économique et touristique de la région, a été conçu dans la perspective de corroborer les efforts des différentes parties afin d’assurer plus de rayonnement à la région et de véhiculer les valeurs de tolérance, d’ouverture et de diversité, « ajoute-t-il en substance.

Pour le président de ce festival thématique, il s’agit d’encourager la production cinématographique dans la région de la vallée de Drâa et de promouvoir le créneau « ciné-tourisme » en plus d’encourager les échanges entre les cinéastes marocains, africains, arabes et internationaux.

M.Chahid a, par ailleurs, indiqué que depuis son lancement en 2003, le festival ne cesse d’oeuvrer inlassablement pour réunir toutes les conditions de son succès. Et d’ajouter que la culture a toujours constitué un levier de développement local à travers la promotion du patrimoine naturel, culturel et architectural dont regorge la région.

Saisissant cette occasion, il a émis le souhait de voir Zagora devenir une destination privilégiée des cadors du cinéma national et mondial, compte tenu de la richesse du patrimoine matériel et immatériel que recèle cette belle et paisible région du Royaume.

Dans le même ordre d’idées, plusieurs intervenants ont mis l’accent sur l’importance de cet événement culturel et artistique, considéré désormais comme l’un des rendez-vous incontournables du paysage cinématographique national qui contribue au rayonnement culturel, économique et touristique de Zagora en particulier et de la région de la vallée de Drâa en général.

A noter que cette 18 ème édition s’est distinguée par par la présence remarquée de l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Maroc, Vladimir Baibakov et de l’ambassadrice de la République du Kazakhstan au Maroc, Mme Saulekul Saylaukyzy.

Cette édition s’est, en outre, illustrée par la participation de plusieurs pays, des quatres coins du monde, aux quatre compétitions officielles programmées pour cette édition : « Long-métrage fiction », « Court-métrage » ,  » Film documentaire » et  » Meilleur scénario » .

Comme une prémonition, le cinéma Kazakh dont le pays sera l’invité d’honneur de la prochaine édition, s’est distinguée par l’obtention du Grand prix  » Long métrage fiction » du Festival international du film transsaharien de Zagora grâce au film « Talaq » du réalisateur Daniyar Salamat. Le sacre a été annoncé par le grand réalisateur indien Anup Singh, né à Dar-Es-Salaam en Tanzanie et vivant actuellement à Genève en Suisse.
Ce film raconte l’histoire de Salimsak, un Kazakh ordinaire de la steppe, n’a pas apprécié que sa femme joue un rôle dans une pièce contre la polygamie. Suite à une dispute, il a involontairement prononcé le mot  » Talaq ». Alors que Salimsak, qui n’a jamais pensé à quitter sa femme, prie pour une solution, sa femme, sous l’influence du slogan populaire de  » libération des femmes » , pense au divorce.

Les organisateurs de cette édition qui s’est achevée en apothéose, ont concocté pour cette édition une programmation riche et variée. Outre les compétitions officielles, au menu figurent également des tables rondes traitant des sujets liés au cinéma transsaharien, des ateliers thématiques, des Master Class, la projection de films hors compétition ainsi qie plusieurs autres activités, parmi les quelles les danses artistiques et folkloriques locales et des visites des magnifiques sites naturels dans les environs de la ville de Zagora.