marche verte 2025

L’Agence pour le Développement Agricole (ADA) a annoncé le lancement, le 20 février 2026, d’un appel à projets visant à identifier et sélectionner vingt (20) idées d’« Alliances Productives », portées par des groupements de producteurs en partenariat avec des acheteurs.

Cet appel concerne plusieurs filières agricoles réparties à travers les différentes régions du Royaume, et s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui à la Transformation des Systèmes Alimentaires (2025–2030), financé par la Banque mondiale, indique l’Agence dans un communiqué.

Selon la même source, ce nouveau projet s’appuie sur les résultats positifs enregistrés par le projet pilote lancé par le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts et mis en œuvre par l’ADA.

Il vise à renforcer l’intégration durable des petits producteurs au sein de chaînes de valeur structurées, à améliorer leur accès aux marchés, à consolider la valorisation des produits agricoles et à stimuler la création de valeur ajoutée, à travers la mise en place d’accords commerciaux fondés sur des plans d’affaires bénéficiant d’un appui technique et financier de l’État pour une durée de deux ans.

Les candidats intéressés peuvent consulter le dossier de candidature en se référant au règlement de l’appel à projets, disponible sur le site web de l’Agence (www.ada.gov.ma), précise le communiqué, ajoutant que les dossiers doivent être envoyés par courrier électronique à l’adresse [email protected] ou déposés directement au siège de l’ADA.

La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 31 mars 2026 à 16h30.

L’approche « Alliances Productives », explique l’Agence, promeut un partenariat structuré entre un groupement de producteurs et un acheteur, avec l’appui de l’État à travers la mise en œuvre de plans d’affaires élaborés pour répondre aux exigences des marchés, dans le cadre d’accords commerciaux clairs, équilibrés et durables.

Cette approche permet aux producteurs d’accéder à des marchés plus rémunérateurs et à forte valeur ajoutée, capables d’absorber des volumes supérieurs à ceux des circuits traditionnels, tout en limitant la perte de marges liée à l’intervention d’intermédiaires dans certaines filières.

Ayant démontré son efficacité dans plusieurs pays d’Amérique latine, ce modèle a contribué à l’augmentation des revenus des producteurs concernés grâce à la hausse des volumes commercialisés, en droite ligne avec les objectifs de la stratégie agricole « Génération Green 2020-2030 », conclut le communiqué.

Rabat – Nadia Aloui | Le12