marche verte 2025

 

En politique comme en économie, ce sont les chiffres réalisés qui font la différence entre un gouvernement de la « performance » et un gouvernement dans « l’impasse ».

C’est précisément ce qui s’est manifesté aujourd’hui, mercredi, au Parlement, lorsque Aziz Akhannouch a présenté le bilan de son gouvernement à l’issue de son mandat.

Dans un langage chiffré et sur un ton assuré, le Chef du gouvernement a exposé le bilan de l’exécutif, en mettant en avant des données précises traduisant une nouvelle dynamique dans la gestion des affaires publiques, fondée sur l’action et l’efficacité plutôt que sur l’attentisme et la justification.

Les chiffres annoncés ne sont pas dénués de signification politique et économique.

La croissance économique est passée de 1,8 % en 2022 à 4,8 % en 2025, avec une moyenne annuelle d’environ 4,5 % sur la période 2021-2025, contre seulement 2,1 % entre 2016 et 2021.

Un indicateur révélateur d’une amélioration du rythme de l’économie nationale, malgré les contraintes internationales et les aléas climatiques.

Dans le même sens, le gouvernement a enregistré une hausse notable de l’investissement public, passé de 230 milliards de dirhams en 2021 à près de 380 milliards de dirhams attendus en 2026, soit une augmentation d’environ 65 %.

Les investissements directs étrangers ont également connu une évolution significative, passant de 32,5 milliards de dirhams à environ 56 milliards de dirhams en 2025.

Le volet social a été fortement présent dans cette présentation. L’élargissement du système de protection sociale a concerné environ 15,5 millions de Marocains supplémentaires, avec une prise en charge par l’État de cotisations dépassant 27 milliards de dirhams en faveur des catégories vulnérables. Une étape présentée par le gouvernement comme une transformation majeure dans la construction de l’État social.

Sur le marché du travail, la création d’environ 850 000 emplois a été annoncée sur la période 2021-2025, avec une moyenne annuelle proche de 170 000 postes, et l’ambition d’atteindre le seuil d’un million d’emplois d’ici fin 2026.

Le secteur du tourisme a également enregistré des performances record, avec 19,8 millions de touristes et des recettes atteignant 138,1 milliards de dirhams, traduisant, selon les données officielles, une forte reprise de la dynamique du secteur.

Le bilan inclut aussi l’accélération des projets de dessalement de l’eau de mer, avec une capacité de production de 415 millions de mètres cubes, et l’objectif d’atteindre 1,7 milliard de mètres cubes afin de couvrir environ 60 % des besoins nationaux en eau, face aux défis du stress hydrique.

Dans l’industrie, le gouvernement a évoqué une hausse des exportations de 44,5 % par rapport à 2021, renforçant ainsi la position du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales.

Ces chiffres, bien qu’ils dressent une image globalement positive de la performance gouvernementale, ne sont pas tombés du ciel : ils résultent d’un travail quotidien mené dans un contexte de défis multiples.

Ce bilan porte ainsi plusieurs messages.

Il confirme des réalisations gouvernementales aux courbes ascendantes, tout en soulignant, implicitement, la faiblesse des résultats des gouvernements précédents du PJD, sous les mandats de Benkirane et El Othmani.

C’est là que se dessine la différence entre « bilan » et « résultats insuffisants ».

Un bilan qui rappelle, en filigrane, le coût des accumulations héritées des précédents gouvernements.

Un bilan qui lance également un défi à la prochaine équipe gouvernementale — le « gouvernement du mondial » — : poursuivre la dynamique engagée sous Akhannouch.

Alors, « montrez-nous ce que vous avez dans les mains », ô « gouvernement du mondial » !

Waryouna 7enna yedikom.

Les jours nous départageront.

Merci encore à Ould El Haj Ahmed Oulhaj pour tout ce que vous avez apporté à votre pays.

Par Jalal Hassnaoui