Kénitra – le12
Une table ronde sur “L’impact du Covid-19 sur le 7éme art au Maroc” a été tenue vendredi au théâtre de l’Université Ibn Tofail de Kénitra, en présence d’une panoplie d’acteurs de l’industrie cinématographique et d’étudiants universitaires.
Organisé par l’Université Ibn Toufail, en collaboration avec le Ciné-Club Kénitra, l’AMEF et l’Institut français de Kénitra, cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une série de manifestations culturelles au programme de la 6ème édition du Festival pluriculturel “Kinaîtra”, qui se tient du 30 mars au 03 avril à Kénitra.
Dans une déclaration à la MAP, le professeur et responsable des activités culturelles à l’université Ibn Tofail, Younes Taboz, a indiqué que le festival annuel pluriculturel “Kinaîtra” s’inscrit dans le cadre de la politique de l’université Ibn Tofail pour promouvoir la culture auprès des étudiants à travers des ateliers modérés par des artistes de renom.
Il a également souligné que ces activités culturelles, reprises dans le strict respect des mesures sanitaires imposées par le contexte particulier lié au coronavirus, ont connu le déroulement de plusieurs manifestations, notamment la tenue d’un club de lecture sur l’exclusion de la femme, un match d’improvisation et une table ronde sur le cinéma marocain.
Pour sa part, le directeur de l’Institut français, Pierre-Hubert Touchard a relevé dans une déclaration à la MAP que “Kinaîtra”, qui est un festival dédié aux jeunes et aux étudiants, a pris une nouvelle forme avec l’arrivée de la pandémie, se consacrant principalement au volet de la formation, en vue d’ouvrir l’esprit des jeunes sur de nouvelles formes d’expressions.
Modérant cette table ronde, la professeure Sanae Ghouati a estimé qu’en raison des répercussions du coronavirus sur l’ensemble des secteurs, la tenue du festival “Kinaîtra” est un signe qui regorge d’espoir et de renaissance, formulant le souhait de voir prochainement la pleine relance des activités culturelles.
Dans son allocution à l’occasion de cette table ronde, le cinéaste et écrivain Fouad Souiba a rappelé qu’avant la survenue de la pandémie du Covid-19, l’industrie cinématographique au Maroc connaissait une production annuelle moyenne de 25 longs métrages et de centaines de courts métrages et de documentaires.
“Un élan d’investissement a gagné le secteur cinématographique avec l’ouverture de plusieurs multiplexes, la rénovation de salles de cinéma mythiques, en plus d’une culture de festival qui irriguait le grand public au niveau national”, a-t-il ajouté.
Il a en outre noté que l’exploitation cinématographique a été touchée de plein fouet par cette crise sanitaire, avançant que l’année 2020 a connu le tournage de pas plus de 5 longs métrages.
De son côté, le réalisateur Mohamed Lyounsi a fait savoir dans une allocution similaire que le financement du cinéma par la télévision a permis de revaloriser les créations cinématographiques en ces temps de crise et surtout d’alléger son impact sur les professionnels du secteur.
Il a également exprimé le souhait de voir la réouverture des salles de cinéma et le redressement de la production cinématographique avec la campagne de vaccination nationale contre le coronavirus et l’amélioration de la situation sanitaire.
Un débat d’idées a marqué cet événement en présence des réalisateurs Abdelilah El Jaouhari et Hassan Benjelloun, sur l’impact sévère de la pandémie sur le secteur cinématographique, la régression de la production en cette période et surtout le rôle bénéfique de la télévision dans la reprise de l’industrie à un certain niveau.
Cette rencontre s’est achevée par la projection du film “Pour la cause” de Hassan Benjelloun.