L’avenir du fonds d’aide à la production cinématographique nationale a été au centre de la première conférence de la 22ème édition du Festival national du film de Tanger.

Saidi nous livre dans cette interview sa vision pour le rayonnement du cinéma marocain.

Le Fonds d’aide a inauguré la série des conférences et débats de cette 22ème édition,Quelle importance revêt cette thématique pour vous ?

Le programme du Festival national du film ne renferme pas uniquement la projection dun certain nombre de films mais aussi une panoplie de rencontres et d’échanges entre les professionnels, les institutionnels et l’ensemble des partenaires.

Aujourd’hui, nous entamons les activités parallèles du festival par une première conférence dont le thème est extrêmement important et qui tourne autour de l’avenir du Fonds d’aide à la production cinématographique au Maroc.

Cest un chantier structurant et structurel qui a fait couler beaucoup dencre récemment. Ce Fonds, comme vous le savez, accorde aux producteurs et aux réalisateurs des subventions sous forme d’avances sur recette.

Sauf qu’actuellement, tous les intervenants sont quasi-unanimes à penser que ce système a atteint ses limites et a besoin d’une profonde réforme.

Au Centre Cinématographique Marocain (CCM), nous espèrerons que les travaux de cette conférence aboutiront ou du moins contribueront à une profusion de propositions concrètes pour réformer le cadre réglementaire de ce dispositif et avoir une visibilité sur le moyen et le long termes.

Quelle est la valeur ajoutée qu’apporte ce festival au champ cinématographique marocain?

La question est tout à fait légitime. Il faut savoir que le Festival national du film est le rendez-vous annuel de rencontres entre les professionnels du cinéma.

On ne peut pas faire limpasse sur les problématiques que rencontrent tous les acteurs. Comme je l’ai déjà dit, c’est bien de programmer des films mais il faudra aussi ouvrir le débat sur des sujets qui concernent tous les professionnels, réalisateurs, professionnels et scénaristes, sans exception aucune.

C’est une série de conférences qui a été entamée aujourd’hui.

Il y en aura d’autres qui seront organisées pendant le festival, relatives au rôle de la musique dans la production cinématographique entre autres thématiques qui ont été proposés dans le cadre des concertations avec les professionnels.

En votre qualité de Directeur du Centre Cinématographique Marocain, quelle vision avez-vous pour le cinéma marocain?

Lobjectif du Centre Cinématographique Marocain est dinstaurer un climat de confiance et de dialogue avec et entre les professionnels.

On ne peut pas entreprendre des réformes structurelles et structurantes sans une écoute attentive des professionnels.

C’est au Centre de faire converger leurs différents avis.

A moyen et à long termes, il faut qu’on ait une politique publique claire en matière du développement du cinéma.

Tout le monde connait le rôle du cinéma dans le rayonnement international, diplomatique et culturel, du Maroc.

 Jinsiste donc sur le fait que limplication de tous les intervenants s’opère dans un climat de confiance, de sincérité et d’implication réelle.

*Magazine du Festival National du Film

 

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