La préservation, la revalorisation et la promotion de la mémoire visuelle africaine est le cheval de bataille de Souad Houssein, Originaire de Djibouti, elle est la première femme d’origine africaine à avoir été gestionnaire du fonds d’aide à la production cinématographique des pays du sud à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), notamment des pays d’Afrique francophone.

Invitée au Festival international du cinéma d’auteur de Rabat, elle a souligné dans une déclaration à 12.ma que son combat ne date pas d’aujourd’hui et qu’elle a déjà milité en 2011 en faveur d’un fonds panafricain du cinéma et de l’audiovisuel, à l’époque de l’ancien secrétaire général de l’OIF, Abdou Diouf.

Aujourd’hui elle dispose d’un projet fédérateur pour l’ensemble du continent africain visant à favoriser la collaboration interafricaine, ainsi qu’entre l’Afrique et le reste du monde. Jouissant d’une riche expérience en la matière, elle envisage la création de l’observatoire panafricain de l’audiovisuel et du cinéma (OPAC).

Il s’agit, précise-t-elle, d’un instrument panafricain de gouvernance culturelle dédié aux filières cinématographiques et audiovisuelles, dont la mission fondamentale est de servir comme un levier économique.

Pour elle, la conjoncture actuelle est propice à l’émergence d’une industrialisation et d’une internationalisation du cinéma africain. Et ce, afin de contribuer à la croissance culturelle au niveau de l’ensemble du continent.

Ce projet a été présenté et promu à la dernière édition du Festival international du cinéma d’auteur de Rabat, capitale de la Culture africaine 2022.

Dans un souci d’être au service d’un continent, dont elle est originaire, l’objectif de Souad Houssein est de créer une instance qui, à l’instar de l’observatoire européen de l’audiovisuel.

Un outil qui permet de comprendre les réalités, les potentialités et les tendances du marché de l’image à l’échelle du continent africain. A travers, l’OPAC , elle exprime le désir et la volonté d’offrir un soutien tangible aux décideurs politiques et aux financeurs en termes de vision stratégique et d’investissements potentiels.

« Cet outil de veille et d’analyse, révèle-t-elle, a pour buts de créer les conditions d’une industrie réputée comme une niche de valorisation des cultures africaines, de gisement d’emplois, de créativité et de rayonnement international ».

Par Driss Lyakoubi

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