Le gouvernement œuvre sans relâche à suivre le rythme de transformation de l’économie nationale afin de créer des opportunités d’emploi, parallèlement aux mesures sociales dans lesquelles il a fait des progrès tangibles au cours de la première année de son mandat, et qui continuent d’être programmés et activés à travers le Projet de loi de finances, a affirmé lundi le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.

En réponse à une question dans le cadre de la séance mensuelle de politique publique à la Chambre des représentants consacrée au “Projet de loi de finance (PLF) 2023 : entre enjeux économiques et sociaux et les obligations gouvernementales”, M. Akhannouch a indiqué que le gouvernement s’est engagé à mettre en place des programmes innovants pour une relance immédiate de l’emploi, d’une part, et a accéléré l’élaboration de politiques à même de relancer l’économie nationale, d’autre part.

Dans ce contexte, le Chef du gouvernement a rappelé le lancement d’une nouvelle génération de programmes d’emploi (Awrach, Forsa), visant à intégrer les personnes touchées par la pandémie dans le marché de l’emploi et à libérer l’énergie des jeunes et leurs propres initiatives.

A cet égard, il a souligné que le programme Awrach se poursuivra l’année prochaine pour atteindre l’objectif de 250 mille bénéficiaires, notant qu’un budget pour ce programme a été alloué dans la loi de finances, estimé à 2,25 milliards de dirhams (MMDH).

En parallèle, et en application des Hautes Instructions Royales, le gouvernement mène un ambitieux plan de transformation économique visant à stimuler l’investissement national et étranger et à accroître sa rentabilité et son efficacité, a-t-il relevé, précisant que le budget alloué à l’investissement public dans le cadre du Projet de loi de finances a été augmenté de 55 MMDH par rapport à 2022, pour atteindre 300 MMDH en 2023.

Il a fait savoir que les investissements visant à gérer le problème de la rareté des ressources en eau viennent en tête des priorités et que la gestion de la sécurité de l’eau occupe une position stratégique auprès de l’État, rappelant, à cet effet, les directives du discours royal à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature.

En effet, le contenu du discours de SM le Roi à l’ouverture de la session parlementaire constitue “une forte incitation pour le gouvernement” à accélérer la mise en oeuvre du Plan national de l’eau 2020-2027, a relevé M. Akhannouch, notant que l’exécutif s’est notamment trouvé devant “la nécessité d’achever le projet de transfert des eaux du bassin Sebou vers celui Bouregreg dans un délai record n’excédant pas 10 mois et avec un budget d’environ 6 MMDH”.

Afin de gérer les différentes difficultés inhérentes à la mise en oeuvre du plan de l’eau, encore compliquées par la faiblesse de la pluviométrie constatée lors des dernières années, M. Akhannouch a souligné que le gouvernement a assumé sa responsabilité en prenant des mesures urgentes, à leur tête l’accélération de la réalisation des stations de dessalement d’eau de mer à Casablanca et à Nador, outre l’accélération de la réalisation de dizaines d’autres stations.

Et de poursuivre qu’un total de 10,6 MMDH est prévu par le PLF afin de faire face au problème de rareté de l’eau, soit une augmentation de 5 MMDH par rapport à l’année précédente.

Dans le cadre de la poursuite de l’effort d’investissement public, le gouvernement s’attellera au titre du PLF à activer le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, notamment en ce qui concerne les projets d’infrastructures, et à poursuivre la mise en oeuvre des stratégies sectorielles de manière à renforcer la compétitivité du produit national, a-t-il ajouté.

Et de noter que conformément aux Orientations Royales, le gouvernement veillera également à la mise en oeuvre de la Charte de l’investissement afin de donner un nouvel élan aux investissements privés nationaux et étrangers, à travers la réduction des disparités territoriales pour attirer les investissements et l’activation des mécanismes d’accompagnement des projets stratégiques, des projets des PME ainsi que ceux des entreprises cherchant à développer leurs capacités au niveau international.

Aussi, en application des Directives Royales, un Pacte National pour l’Investissement sera mis en place, en partenariat avec les secteurs privé et bancaire, traduisant les engagements des parties en vue de mobiliser 550 MMDH d’investissements et à créer 500 mille emplois, d’ici 2026, a-t-il dit.

Par ailleurs, le gouvernement a ouvert, dès la première année de son mandat, de grands chantiers, notamment la réforme de l’administration, la simplification des procédures, la déconcentration administrative, l’amélioration de l’efficacité des Centres régionaux d’investissement ou encore l’amélioration de l’accès à la commande publique, a-t-il fait remarquer.

En outre, le Chef du gouvernement a noté que le Maroc a réussi grâce aux nombreuses réformes et mesures qu’il a prises à faire face à une crise multiforme sans dépasser le plafond des prêts et sans affecter le budget d’investissement, en mettant l’accent sur la stabilité de la dette et l’équilibre financier, et en préservant les engagements du gouvernement à réaliser des réformes dans des secteurs stratégiques, notamment la protection sociale, la santé, l’éducation, le logement et l’emploi.