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La 21e édition du Festival international des nomades s’est achevée ce dimanche à M’hamid El Ghizlane. La soirée de clôture a réuni plusieurs artistes marocains et internationaux.

Le public a assisté à des prestations puisant dans les répertoires sahraoui et amazigh, ainsi qu’à des performances internationales, notamment du groupe malien « Tartit », du groupe nigérien « Toumastine » et d’un trio franco-arménien.

La soirée s’est ouverte avec une prestation du groupe « Ahwach Ait Maten Tissint » de Tata, avant que « Tartit » n’enchante le public avec des sonorités sahariennes et africaines. Le trio dirigé par Dan Gharibian a ensuite proposé un mélange de styles internationaux aux influences gitanes.

Le spectacle s’est achevé avec la performance des « Frères Soudani » d’Essaouira, illustrant la diversité musicale de l’événement.

Dans une déclaration à la MAP, l’artiste malienne Fadimata Walet Oumar s’est dite ravie de la participation de son groupe : elle a salué la qualité de l’organisation et l’interaction du public, précisant que les morceaux présentés abordaient des thématiques telles que la paix, l’amour, la nature et la place de la femme dans les sociétés nomades.

De son côté, Antoine Gérard, membre du groupe dirigé par Dan Gharibian, a exprimé sa fierté de participer à ce rendez-vous artistique aux côtés d’artistes du Sahel et du désert, soulignant la singularité de l’événement.

« L’ambiance au Festival de M’hamid El Ghizlane diffère de celle des concerts en Europe », a-t-il déclaré, ajoutant que « la singularité de cet espace et l’énergie artistique et humaine de l’évènement confèrent une dimension unique à notre musique ».

Créé en 2004, le Festival international des nomades s’est imposé comme un rendez-vous culturel majeur dédié à la valorisation des traditions nomades.

Au-delà de sa dimension artistique, cet événement contribue au développement économique de la région et constitue un espace de dialogue et d’échanges entre des communautés venues d’horizons divers.