{"id":10685,"date":"2021-01-18T14:09:37","date_gmt":"2021-01-18T13:09:37","guid":{"rendered":"https:\/\/le12.ma\/fr\/?p=10685"},"modified":"2021-01-18T14:09:37","modified_gmt":"2021-01-18T13:09:37","slug":"zlecaf-le-plus-dur-reste-a-venir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/le12.ma\/fr\/zlecaf-le-plus-dur-reste-a-venir\/","title":{"rendered":"ZLECAf: Le plus dur reste \u00e0 venir !"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Casablanca \u2013le12<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong> Apr\u00e8s plus de deux semaines de son entr\u00e9e en vigueur, la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAf) pose de v\u00e9ritables challenges \u00e0 nombre de pays du continent: Adapter les proc\u00e9dures douani\u00e8res \u00e0 l\u2019Accord dans cette zone et mettre en place des infrastructures ad\u00e9quates.<\/strong><br \/>\n<strong>La lib\u00e9ralisation des \u00e9changes dans le cadre de cette zone, qui offre une r\u00e9elle opportunit\u00e9 pour booster la croissance, r\u00e9duire la pauvret\u00e9 et faciliter l\u2019int\u00e9gration de l\u2019Afrique dans les cha\u00eenes logistiques mondiales, ne profitera pas, \u00e0 court terme, \u00e0 tous les pays.<\/strong><br \/>\n<strong>D\u2019ailleurs, c\u2019est ce qu\u2019a expliqu\u00e9 Omar Hniche, Vice-Pr\u00e9sident de l\u2019Universit\u00e9 Mohammed V de Rabat, charg\u00e9 des Affaires acad\u00e9miques et estudiantines. \u201cLa plupart de ces pays ne sont pas encore pr\u00eats et pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 relever ce d\u00e9fi et \u00e0 m\u00eame d\u2019appliquer les termes de la ZLECAf et beaucoup d\u2019entre eux ne disposent pas des proc\u00e9dures douani\u00e8res n\u00e9cessaires et des infrastructures ad\u00e9quates pour faciliter le libre-\u00e9change\u201d.<\/strong><br \/>\n<strong>Il faudrait mettre \u00e0 niveau les r\u00e9glementations internes des pays africains en conformit\u00e9 avec les nouvelles exigences de la ZLECAf, a pr\u00e9conis\u00e9 M. Hniche, notant que \u201ccertes, il y aura des gains globaux \u00e0 long terme, mais il y aura aussi des dommages \u00e0 court terme surtout pour les industries les plus expos\u00e9es\u201d.<\/strong><br \/>\n<strong>Il a, parall\u00e8lement, relev\u00e9 qu\u2019avec le lancement de cette zone, l\u2019Afrique peut esp\u00e9rer r\u00e9cup\u00e9rer les revenus perdus (estim\u00e9s \u00e0 80 milliards de dollars) suite \u00e0 la crise sanitaire li\u00e9e \u00e0 la pand\u00e9mie de Covid-19, ainsi que r\u00e9aliser une meilleure r\u00e9silience face aux crises \u00e9conomiques.<\/strong><br \/>\n<strong>Et d\u2019ajouter: \u201cLe continent, dont la population est de 1,2 milliard d\u2019habitants soit 16,7% de la population du globe, ne participe qu\u2019\u00e0 raison de 2,1% au volume du commerce mondial. Il est donc question de renforcer l\u2019int\u00e9gration du continent africain, d\u2019am\u00e9liorer le niveau de croissance des \u00e9conomies africaines, de promouvoir la comp\u00e9titivit\u00e9 des entreprises africaines et d\u2019\u00e9lever le niveau des \u00e9changes commerciaux entre les pays africains\u201d.<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Commerce intra-africain: La ZLECAf ne sera pas un long fleuve tranquille<\/strong><\/span><br \/>\n<strong>M\u00eame son de cloche chez Larabi Jaidi, Senior Fellow au Policy Center for the New South (PCNS), qui a soulign\u00e9 que tous les pays ne vont pas b\u00e9n\u00e9ficier \u00e0 parts \u00e9gales du surplus du commerce cr\u00e9\u00e9 par la lib\u00e9ralisation des \u00e9changes.<\/strong><br \/>\n<strong>\u201cSi \u00e0 long terme on consid\u00e8re que tous les pays seront gagnants, \u00e0 court terme il y aura des perdants pour lesquels il faut pr\u00e9voir des m\u00e9canismes de compensation\u201d, a-t-il not\u00e9, ajoutant que la pleine mise en \u0153uvre permettrait une augmentation du PIB de la plupart des pays africains de 1% \u00e0 3%, une fois tous les droits de douane supprim\u00e9s.<\/strong><br \/>\n<strong>L\u2019entr\u00e9e en vigueur de la ZLECAf devrait \u00e9galement booster le commerce intra-africain. L\u2019essor du commerce intracontinental aura un double avantage: attirer les investissements directs \u00e9trangers (IDE) et cr\u00e9er des d\u00e9bouch\u00e9s qui favoriseront l\u2019industrialisation par l\u2019accroissement des cha\u00eenes de valeur r\u00e9gionale, a fait savoir M. Jaidi.<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Le Maroc, b\u00e9n\u00e9ficiaire \u00e0 court et long termes<\/strong><\/span><br \/>\n<strong>Dans cette configuration globale, le Maroc est consid\u00e9r\u00e9 comme un pays b\u00e9n\u00e9ficiaire de la dynamique \u00e0 court et long termes, a estim\u00e9 l\u2019\u00e9conomiste, indiquant que le chiffrage de ces gains diff\u00e8re d\u2019une \u00e9tude \u00e0 l\u2019autre selon les hypoth\u00e8ses retenues.<\/strong><br \/>\n<strong>Et de soutenir que \u201cl\u2019\u00e9conomie marocaine dispose comparativement \u00e0 la plupart des pays africains d\u2019une offre exportable relativement diversifi\u00e9e. Elle est une \u00e9conomie ouverte, rompue plus que d\u2019autres aux r\u00e8gles et normes du commerce mondial des produits manufactur\u00e9s\u201d.<\/strong><br \/>\n<strong>A ce jour, les exportations marocaines vers l\u2019Afrique sont tr\u00e8s concentr\u00e9es sur quelques produits et quelques pays de proximit\u00e9. Elles repr\u00e9sentent une faible part de nos \u00e9changes internationaux. Il ne faudrait pas s\u2019attendre \u00e0 un saut qualitatif de cette part dans l\u2019imm\u00e9diat.<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>L\u2019identification et le ciblage des march\u00e9s, une question majeure<\/strong><\/span><br \/>\n<strong>Par ailleurs, M. Jaidi a fait remarquer que plusieurs secteurs peuvent \u00eatre identifi\u00e9s comme des secteurs porteurs, dont l\u2019agroalimentaire, la p\u00eache, les engrais, les produits pharmaceutiques, la plasturgie, les mat\u00e9riaux de construction, l\u2019automobile, la chimie et parachimie\u2026etc.<\/strong><br \/>\n<strong>Mais au-del\u00e0 de l\u2019identification des secteurs et de la hi\u00e9rarchisation de leur potentiel, il y a ce qui rel\u00e8ve des questions d\u2019acc\u00e8s sp\u00e9cifiques \u00e0 chaque secteur et ce qui a trait aux volets transversaux communs \u00e0 tous les secteurs, a-t-il poursuivi, notant qu\u2019il s\u2019agit de les prendre en charge pour assurer les conditions n\u00e9cessaires \u00e0 une p\u00e9n\u00e9tration p\u00e9renne dans les march\u00e9s du continent.<\/strong><br \/>\n<strong>La Conf\u00e9d\u00e9ration g\u00e9n\u00e9rale des entreprises du Maroc (CGEM), l\u2019Association marocaine des exportateurs (ASMEX), ainsi que les Chambres de Commerce et d\u2019Industrie travaillent avec les diff\u00e9rents d\u00e9partements minist\u00e9riels (Agriculture, Finance, Transport, Energie et Mines, etc), outre les organes de r\u00e9gulation (Banque centrale, ACAPS, etc) pour permettre la pleine exploitation des opportunit\u00e9s commerciales et d\u2019investissement pour les entreprises marocaines.<\/strong><br \/>\n<strong>\u201cLa question du ciblage ne concerne pas que les secteurs et produits, elle concerne aussi les march\u00e9s. Aujourd\u2019hui, les op\u00e9rateurs ciblent principalement les pays avec lesquels le Maroc entretient des relations historiques notamment les pays de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des Etats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO)\u201d, a expliqu\u00e9 M. Jaidi.<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Cap sur l\u2019Afrique australe et de l\u2019Est<\/strong><\/span><br \/>\n<strong>Mais progressivement, les op\u00e9rateurs n\u2019excluent pas le ciblage des pays de l\u2019Afrique australe ou de la Corne de l\u2019Afrique bien qu\u2019ils y aient les contraintes de l\u2019\u00e9loignement g\u00e9ographique, a indiqu\u00e9 l\u2019\u00e9conomiste.<\/strong><br \/>\n<strong>\u201cLe Maroc est faiblement pr\u00e9sent en Afrique de l\u2019Est et en Afrique australe, o\u00f9 des pays comme l\u2019\u00c9gypte ou l\u2019Afrique du Sud occupent des positions sur des produits concurrents. Les freins qui entravent cette diversification des march\u00e9s sont les difficult\u00e9s transverses \u00e0 tous les secteurs comme la logistique, les co\u00fbts de transports, les garanties bancaires, la solvabilit\u00e9 des pays africains, la comp\u00e9titivit\u00e9 prix, l\u2019adaptation de l\u2019offre, l\u2019accr\u00e9ditation et la reconnaissance, la r\u00e9glementation locale et celle li\u00e9es aux \u00e9changes commerciaux, ainsi que la concurrence internationale\u201d, a-t-il pr\u00e9cis\u00e9.<\/strong><br \/>\n<strong>\u201cLa Zone de libre-\u00e9change va permettre d\u2019ouvrir de nouveaux march\u00e9s. Pour autant, les march\u00e9s africains sont difficile d\u2019acc\u00e8s, au regard des sp\u00e9cificit\u00e9s de chacun. La connaissance du march\u00e9 cibl\u00e9, de sa culture, de ses sp\u00e9cificit\u00e9s, de ses normes\u2026 est tr\u00e8s importante\u201d, a fait valoir M. Jaidi.<\/strong><br \/>\n<strong>Il a, dans ce sens, mis l\u2019accent sur la n\u00e9cessit\u00e9 de s\u00e9curiser ses transactions \u00e0 travers tous les outils qu\u2019offre l\u2019assurance risques \u00e0 l\u2019export et de s\u2019inscrire dans une logique de partenariats pour mieux saisir et p\u00e9renniser les opportunit\u00e9s.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Casablanca \u2013le12 Apr\u00e8s plus de deux semaines de son entr\u00e9e en vigueur, la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAf) pose de v\u00e9ritables challenges \u00e0 nombre de pays du continent: Adapter les proc\u00e9dures douani\u00e8res \u00e0 l\u2019Accord dans cette zone et mettre en place des infrastructures ad\u00e9quates. 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